Dimanche dernier, les Musicales des Coteaux de Gimone et les Amis de l’Orgue de Lombez et Samatan ont présenté l’ensemble Stravaganza à l’abbaye de Boulaur.

Les portes de la cour de Louis XIV se sont ouvertes à un public nombreux qui a pu découvrir «le violon du grand siècle» et «la naissance de la virtuosité.

Évidemment, François Couperin et Marin Marais ont charmé les oreilles d’un public averti et attentif. Mais, pour beaucoup, ce fut la découverte d’Elisabeth Jacquet de la Guerre, la première femme compositeur en France, qui a fait sensation. Après les virtuosités charmantes témoignant «de la grâce, de la retenue et de l’intimité française, en même temps que de l’énergie, de la brillance et de la vitalité italienne» comme l’écrit Domitille Gilon de la direction de Stravanganza, l’œuvre de cette femme révèle une personnalité puissante et riche qui échappe aux conventions habituelles en se tournant résolument vers la fougue de l’Italie, bouleversant notre approche du baroque.

En un mot, Domitille Gilon, Ronald Martin Alonzo, Thibault Roussel, Thomas Soltani ont offert un moment de bonheur qui s’est prolongé dans le beau jardin de l’abbaye en échanges riches et conviviaux entre les musiciens et le public.

Prochain concert des Musicales des Coteaux de Gimone : récital de piano avec Jonas Vitaud le samedi 12 septembre en l’église de Simorre à 20 h 30, sur le thème du feu, de la passion et de «la tentation de Prométhée» et avec des œuvres de Tchaikovski, Scriabine, Liszt, De Falla.
La Dépêche du Midi